Actualité

Les Droits ça se défend, les groupes reprennent la mobilisation!

8 novembre 2017

Montréal, le 8 novembre 2017 – Les groupes en défense collective des droits amorcent aujourd’hui une nouvelle ronde de mobilisation dans le cadre de la campagne Les droits ça se défend. Répondant à l’appel des 11 tables régionales du Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MÉPACQ), cette mobilisation dénonce le sous-financement des organismes de ce secteur. « Les subventions des groupes en défense collective des droits n’ont pas augmenté depuis près de 10 ans. Pendant ce temps, le coût de la vie a grimpé de 17% », souligne Marie-Chantal Locas, coordonnatrice au MÉPACQ.

En octobre dernier, les tables régionales du MÉPACQ ont lancé un véritable cri d’alarme au premier ministre du Québec. « Des groupes sont forcés de fermer leurs portes, parfois pour une période de quelques mois, mais aussi parfois de manière définitive. Le ministre Blais, qui est responsable de notre financement, fait la sourde oreille à nos revendications, alors nous interpellons maintenant Philippe Couillard », explique Vania Wright-Larin du Regroupement d’éducation populaire en action communautaire des régions de Québec et Chaudière-Appalaches.

Les organismes en défense collective des droits sont les chiens de garde des droits sociaux et économiques au Québec. Ils offrent un soutien essentiel aux personnes qui vivent des situations précaires comme des problèmes de logements, une perte d’emploi, un handicap, de la discrimination, etc. « Le sous-financement chronique de nos missions a des conséquences directes sur ces personnes. Le gouvernement doit nous financer adéquatement pour que nous puissions continuer de les soutenir et contribuer à trouver des solutions durables à toutes ces problématiques », poursuit Marie-Chantal Locas.

Pour un groupe comme Droits Devant Érable, qui œuvre à la défense des droits des personnes assistées sociales et des chômeurs et chômeuses dans la région du Centre du Québec, les conséquences du sous-financement se font sentir au quotidien. « Je suis la seule employée permanente et le bureau n’est ouvert que 4 jours par semaine. Dès que j’ai à m’absenter pour une réunion, une formation ou pour accompagner quelqu’un dans ses démarches, les gens se cognent le nez sur la porte. De plus en plus de personnes doivent attendre pour qu’on leur offre le soutien dont elles ont besoin », raconte Marie-Josée Lapointe, coordonnatrice de l’organisme.

La campagne Les droits ça se défend demande au gouvernement du Québec un investissement de 40 millions $ pour l’ensemble des organismes en défense collective des droits du Québec. Elle demande aussi que le financement des groupes soit indexé au coût de la vie, et ce de manière rétroactive. Dans les prochaines semaines, les groupes en défense collective des droits organiseront des actions dans différentes régions du Québec pour faire entendre leurs revendications.

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Pour informations :

Marie-Chantal Locas : 514-843-3236 * info@mepacq.qc.ca

Vania Wright-Larin : 418-523-4158 * repac@repac.org

Le Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MÉPACQ) est un mouvement national et multisectoriel qui travaille à la transformation sociale dans une perspective de justice sociale. Il regroupe 11 Tables régionales en éducation populaire autonome (ÉPA) qui regroupent 333 groupes populaires et communautaires autonomes.

Outil sur la grève du communautaire

30 octobre 2017

Le 19 octobre dernier, la campagne Engagez-vous pour le communautaire lançait une consultation sur la grève. Pour aider les groupes dans leurs réflexions et débats sur la question, le MÉPACQ a mis à jour son outil sur la grève du communautaire.

Pour consulter l’outil, cliquez ici

Pour répondre au sondage sur la grève de la campagne Engagez-vous pour le communautaire, cliquez ici.

 

 

 

 

 

Guide du MÉPACQ sur les élections municipales 2017

11 septembre 2017

Capture d’écran 2017-09-11 à 12.53.01Voici le tant attendu guide du MÉPACQ sur les élections municipales 2017!

Cet outil s’adresse aux organismes qui font de l’éducation populaire auprès de la population. Il propose un tour d’horizon du monde municipal, de son fonctionnement, de ses instances et un portrait critique des enjeux liés à la démocratie locale et régionale.

À vous de choisir quel contenu vous voulez partager avec les personnes qui fréquentent votre groupe.

Télécharger le guide 2017

 

Programme Objectif Emploi : Non à une approche contraignante et punitive!

5 septembre 2017

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Le 12 juillet dernier, le ministre François Blais dévoilait le projet de règlement qui balisera le programme Objectif emploi et lançait du même coup une consultation de 60 jours.

Voici l’avis que le MÉPACQ a transmis au ministre pour dénoncer l’approche contraignante et punitive qui est proposée.

Télécharger l’avis du MÉPACQ

 

 

Le MÉPACQ dénonce à nouveau la réforme de l’aide sociale du ministre Blais!

12 juillet 2017

Montréal, le 12 juillet 2017 – Le ministre François Blais a dévoilé aujourd’hui le règlement qui balisera le programme Objectif emploi visant les personnes qui font une demande d’aide sociale pour la première fois. Comme nous le craignions, ce programme viendra bafouer les droits fondamentaux de ces personnes et porter atteinte à leur dignité.

D’abord, le programme Objectif emploi sera obligatoire sur une période de 12 mois. En cas de refus de participer, des sanctions financières pouvant atteindre 224$ seront appliquées. De plus, le chèque des prestataires pourra être retenu en cas de refus de rencontrer unE agentE pour établir un plan d’intégration en emploi. UnE prestataire pourrait aussi être obligéE d’accepter ou de conserver un emploi si son plan d’intégration le stipule.

Le Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MÉPACQ) tient à réitérer son opposition à la réforme de l’aide sociale mise en œuvre par le ministre Blais. Celle-ci a d’ailleurs été dénoncée par plusieurs acteurs de la société québécoise, notamment le milieu communautaire, la Protectrice du citoyen, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse ainsi que de nombreux et nombreuses universitaires.

En introduisant une approche punitive d’insertion à l’emploi, le ministre François Blais ne fait qu’alimenter les nombreux préjugés à l’égard des personnes assistées sociales. De plus, il a été mainte fois démontré que la prestation minimale de 628$ par mois ne suffit pas à combler les besoins de base d’une personne seule. La réduire du tiers en cas de refus de participer au programme Objectif emploi condamne ces personnes à une extrême précarité.

Pour le MÉPACQ, le programme Objectif emploi éloigne le Québec de la justice sociale et le fait reculer vers des idéologies et des méthodes désuètes qui ne font qu’appauvrir davantage les personnes les plus pauvres.

Le MÉPACQ est un mouvement national qui travaille à la transformation sociale dans une perspective de justice sociale. Il regroupe 11 tables régionales en éducation populaire autonome, qui regroupent plus de 300 groupes populaires et communautaires autonomes.

Consultation sur la grève du communautaire!

4 juillet 2017

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Le comité de coordination de la campagne Engagez-vous pour le communautaire, dont fait partie le MÉPACQ, vous invite à consulter vos membres sur la tenue d’une grève/fermeture/interruption des activités régulières des organismes communautaires à partir du 7 février 2018. Pour vous soutenir dans cette consultation, voici un guide présentant différentes informations et analyses sur la conjoncture actuelle ainsi qu’une stratégie de déploiement en trois étapes.

Nous vous invitons à lire attentivement ce document de consultation et à créer des espaces de discussion afin que vos membres puissent s’exprimer sur la question et débattre de la stratégie soumise à la consultation.

Télécharger le document de consultation

Nous vous souhaitons des débats riches et stimulants!

En action pour la justice sociale

10 mai 2017

En action pour la justice sociale
Pour une meilleure redistribution de la richesse

Trois-Rivières, 10 mai 2017Aujourd’hui, près d’une centaine de personnes ont pris d’assaut le centre-ville de Trois-Rivières pour réclamer une meilleure justice sociale. Venant de partout au Québec, elles étaient réunies dans le cadre du colloque « En action pour la justice sociale », organisé par le Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MÉPACQ).

Les participants et participantes, réparties sur divers sites près du Parc Champlain, ont organisé différentes actions allant de la performance artistique jusqu’à l’action dérangeante pour réclamer une meilleure redistribution de la richesse.

Après avoir assisté à divers ateliers d’éducation populaire en avant-midi, les participants et participantes sont passées de la réflexion à l’action pour interpeller la population et les élus et élues dans le cadre de la Semaine de la dignité des personnes assistées sociales du Québec.

« On attend toujours que le gouvernement dépose son plan de lutte contre la pauvreté. Il est grand temps que celui-ci démontre une réelle volonté d’enrayer ce fléau. Tous et toutes ont droit à un revenu décent », affirmait François Melançon, un porte-parole de l’événement.

Les organismes communautaires multiplient les moyens de pression pour que le gouvernement réinvestisse massivement dans les programmes sociaux, les services publics et l’action communautaire autonome. « Le colloque du MÉPACQ est l’aboutissement d’une série de formations offertes au cours des trois dernières années sur la façon de mener les luttes sociales. On n’a jamais trop d’idées nouvelles pour se faire entendre » rappelait Marie-Chantal Locas, aussi porte-parole de l’événement.

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Pour informations :

François Melançon : 1-819-960-8574 * agepa@videotron.ca

Mot clic : #MEPACQenaction

Le MÉPACQ, le Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec, est un mouvement national et multisectoriel qui travaille à la transformation sociale dans une perspective de justice sociale. Il regroupe 11 Tables régionales en éducation populaire autonome (ÉPA) qui regroupent 333 groupes populaires et communautaires autonomes.

Problème avec les inscriptions pour le Colloque 2017 du MÉPACQ

27 mars 2017

Affiche colloqueNous devons vous aviser qu’il y a eu un problème avec les formulaires d’inscription pour le Colloque 2017, nous n’avons pas partagé le bon lien. Aussi, aucun formulaire ne fut enregistré jusqu’à présent.

Il faudra que chaque personne qui a tenté de s’inscrire retourne sur le formulaire Google afin de remplir le formulaire à nouveau. Lorsque l’opération est effectuée avec succès le système affiche un message de confirmation, du type «Votre réponse a bien été enregistrée».

Notez que la date limite d’inscription est reportée au 21 avril.

Nous nous excusons sincèrement pour le travail supplémentaire que cela représente pour vous, une telle erreur ne se reproduira plus.

Merci de votre intérêt pour le colloque.

Et à bientôt!

Affiche

Programmation

Inscription en ligne

 

 

Le MÉPACQ dénonce la « culture du racisme »

21 mars 2017

(Montréal, le 21 mars 2017) – Le Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire autonome du Québec (MÉPACQ) joint sa voix à celles de nombreuses autres organisations afin de dénoncer les actes de violence dont sont actuellement victimes les musulmans et musulmanes du Québec. L’attentat survenu au Centre culturel islamique de Québec, le 29 janvier dernier, de même que les appels à la bombe à l’université Concordia, le premier mars, n’en sont que les expressions les plus spectaculaires, et donc les plus médiatisées.

Au-delà de l’horreur de ces attaques, le MÉPACQ souhaite dénoncer la complaisance et le déni dont font preuve plusieurs médias et une certaine classe politique. Refuser d’admettre et de prendre acte du climat de tensions qui sévit depuis longtemps envers les musulmans et les musulmanes du Québec est une forme d’aveuglement. Des actes de vandalisme envers des mosquées se multiplient pourtant aux quatre coins de la province (du vandalisme, du sang, une tête de porc et puis quoi encore?). Mais on se complaît, par exemple, à expliquer les gestes de l’auteur présumé de l’attentat de Québec par un déséquilibre mental et des embûches de vie. Certaines et certains vont même jusqu’à proposer l’exposition médiatique répétée aux attentats dits djihadistes pour expliquer cette tuerie de masse. La consternation et l’incompréhension maintes fois exprimées témoignent en outre d’une ignorance vis-à-vis du rejet, de la violence et de l’insécurité dans lesquelles sont maintenues les personnes de confession musulmane, voire d’origine arabe (l’amalgame entre les deux étant bien trop courant).

Des actes prévisibles

Ces évènements étaient prévisibles. Une « culture du racisme » imprègne la société québécoise, pour reprendre l’expression forte employée par Asmaa Ibnouzahir, lors d’une des grandes vigiles de solidarité tenues au lendemain de l’attentat. Les représentations stéréotypées que véhiculent les grands médias et les « débats » publics portant sur la « protection d’une identité québécoise » entretiennent l’idée d’une menace. Cette menace viendrait de celui ou celle que l’on nomme l’étranger ou l’étrangère. C’est ainsi qu’on nourrit quotidiennement la haine et qu’on exploite la peur et l’ignorance. Comment alors prétendre que les nombreuses expressions de racisme ordinaire, par lesquelles on perçoit l’étranger ou l’étrangère comme un être dangereux, voire inférieur, ne mèneraient pas à l’augmentation du nombre d’actes haineux que le Québec connaît?

Il faut combattre le racisme. C’est impératif. Il faut mener une lutte acharnée contre lui. Les démonstrations de compassion et de solidarité comptent, mais ne suffisent pas. Il faut aussi dénoncer systématiquement cette idéologie, agir et mener des campagnes d’éducation populaire.

Le communautaire comme moteur de lutte au racisme

À cet effet, le MÉPACQ croit que le mouvement communautaire québécois doit être un pilier de la lutte au racisme. Parce qu’il partage des valeurs d’égalité, de justice et de transformation sociale, le mouvement communautaire, dont les racines plongent dans toutes les communautés du Québec, doit irriguer la société québécoise de ces valeurs qui lui sont chères et freiner la propagation du racisme. Dans cette perspective, le MÉPACQ prépare des outils d’éducation populaire autonome portant sur la question du racisme. Nous invitons les autres organismes à en faire de même.

Indexer les subventions, c’est vital !

13 mars 2017

Communiqué de presse – pour diffusion immédiate

Montréal, 13 mars 2017 – Le Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MÉPACQ), qui représente 11 tables régionales d’éducation populaire réunissant plus de 200 organismes en défense de droits partout au Québec, lance un cri d’alarme pour que le gouvernement indexe les subventions des groupes de défense de droits après 9 ans de gel.

La défense de droit : mal-aimée de l’action communautaire autonome

La défense collective de droits est un secteur fondamental de l’action communautaire autonome au Québec. C’est pourtant un des secteurs les moins bien financés ! Alors que la moyenne de financement annuelle des groupes en santé et services sociaux se situe à plus de 120 000 $, celle des organismes en défense collective des droits est maintenue autour de 55 000 $. Un groupe sur cinq (22 %) ne reçoit que 30 000 $ de subvention. « Le gouvernement nous asphyxie lentement mais sûrement. Les groupes n’ont reçu aucune majoration ni indexation de leur subvention gouvernementale depuis 9 ans. Pendant la même période, le coût de la vie a augmenté de plus de 13 %.  Certains groupes doivent désormais fermer plusieurs mois par année, laissant des centaines de personnes sans réponse », s’est indignée Caroline Jean du MÉPACQ.

Désaveu gouvernemental ?

Depuis 2001, le gouvernement reconnaît l’apport essentiel des groupes de défense de droits à travers « l’éducation populaire et la transformation sociale, le soutien à la vie démocratique, le développement d’une vision globale des problématiques, l’exercice de la citoyenneté et l’enracinement dans la communauté»[1]. Ces organismes accompagnent des milliers de personnes par année; ils sont de réels vecteurs d’amélioration des conditions de vie des personnes vulnérables. « Notre mission c’est de donner une voix à ceux et celle dont les droits sont bafoués. Évidemment cela nous amène à analyser et à critiquer la société, le gouvernement et les décisions des élu-e-s. C’est dérangeant pour le gouvernement, mais c’est normal et souhaitable dans une société démocratique. Or la reconnaissance de notre mission ne se concrétise pas en un financement adéquat. La situation financière des groupes en défense de droits est si désastreuse qu’on en vient à se demander si l’objectif caché de ce sous-financement n’est pas de faire taire les critiques en poussant les groupes à la fermeture », déplore Vania Wright-Larin, coordonnateur du Regroupement d’éducation populaire en action communautaire de Québec et Chaudière-Appalaches (REPAC 03-12).

Réinvestissement d’urgence demandé

« C’est urgent! Le gouvernement doit dès le prochain budget réaffirmer son engagement dans le travail des groupes de défense de droits en indexant au coût de la vie de 2017 les subventions de tous les groupes de défense de droits, c’est le strict minimum pour éviter les impacts néfastes d’éventuelles fermetures de groupes actifs dans la communauté depuis plus de 30 ans », a plaidé madame Jean.

Des actions auront lieu tout au long de la semaine dans différentes régions du Québec afin d’interpeler le gouvernement sur la question du sous-financement.

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[1]SACA, 2001, p. 16  (http://www.cse.gouv.qc.ca/fichiers/documents/publications/Avis/50-0492-01.pdf)