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Manifestation mondiale pour la justice climatique du 19 mars 2021

jeudi 18 mars 2021

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 Pour diffusion immédiate

Manifestation mondiale pour la justice climatique du 19 mars 2021

Le Québec répond présent!

[Liste des villes ici], le vendredi 19 mars 2021 – Partout au Québec, des actions sont prévues pour marquer la Journée mondiale d’action pour la justice climatique du 19 mars, en réponse à l’appel global lancé par le mouvement Fridays for Future. Une foule de groupes, dont la Coalition étudiante pour un virage environnemental et social (CEVES) et le Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MÉPACQ), joignent leurs forces afin d’exiger un plan de sortie de la crise sanitaire qui soit juste et viable.

Les mobilisations locales soutiendront que les ravages sociaux et économiques causés par la pandémie doivent être réparés en investissant massivement dans les services publics et les programmes sociaux et en nous protégeant dès maintenant contre la crise climatique qui pointe à l’horizon, faisant – selon l’écrasante majorité des scientifiques – peser sur l’humanité une menace existentielle, incluant celle de la multiplication des pandémies. Comme on peut le voir avec la pandémie de COVID-19, ces contextes de crise ne feront que creuser davantage les inégalités en affectant plus durement les personnes les plus vulnérables et marginalisées.

Dans le contexte du dépôt du rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), le rejet du mégaprojet GNL-Gazoduq s’impose comme une revendication majeure des manifestations au Québec. Avec des émissions de GES prévues équivalentes à celles de 10 millions de voitures annuellement, la mise à risque de plusieurs espèces menacées, dont le béluga du Saint-Laurent, et la construction du gazoduc sur les territoires non-cédés des nations atikamekw et innue, GNL-Gazoduq ne correspond pas aux attentes environnementales et sociales des QuébécoisEs. Plus de 120 000 personnes ont signé la pétition pour qu’il soit rejeté, 48 associations étudiantes représentant plus de 300 000 étudiantEs ont pris position contre et une majorité de QuébécoisEs se sont prononcéEs en sa défaveur dans le cadre d’un sondage mené par Léger.

La demande d’une transition juste et verte par des mesures concrètes, comme l’abandon de tout projet extractiviste et le rejet de l’austérité, se veut au cœur de la présente mobilisation. La science est évidente et rappelle constamment l’urgence d’une action climatique forte, maintenant ou jamais.

« Présentement nous vivons  au cœur d’une pandémie mondiale dont nous avons vécus plusieurs vagues, mais les vagues des changements climatiques qui nous attendent seront encore plus immenses et détruiront notre biodiversité de façon irréversible. », affirme Mathilde Robitaille-Lefebvre, Co-porte-parole de la CEVES-UdeS.

« La crise de la COVID-19 a mis en lumière les terribles inégalités qui traversent nos sociétés et les grandes failles dans notre modèle économique, qui détruit la Terre et le tissu social. À la veille du budget gouvernemental, ce n’est plus possible de regarder ailleurs ou de lancer de belles promesses vides, il est temps d’agir! Il est incontournable de retisser notre filet social et de garantir un avenir où le bien-être des communautés et des écosystèmes est au cœur des décisions politiques. », martèle Valérie Lépine du Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MÉPACQ).

« Il y a deux ans, le 15 mars 2019, c’était la première grosse manifestation à Québec avec 5000 étudiants. L’Université Laval était majoritairement en grève. Deux ans plus tard, on ne voit toujours pas de réponse assez grande de la part du gouvernement. On veut qu’il prépare une relance juste et verte, en cessant d’encourager les projets écocidaires comme Laurentia, GNL-Québec et le 3e lien et en soutenant plutôt un littoral Est écologique et social ainsi qu’un projet de transport en commun accessible à tous.tes. », rappelle Chloé Proulx, co-porte parole de la CEVES à Québec au niveau collégial.

«On sait que la COVID-19 a exacerbé les inégalités sociales et les violences racistes. On sait aussi que des catastrophes mondiales telles la pandémie que nous vivons actuellement seront de plus en plus nombreuses à mesure que la crise climatique s’accélérera. Devant ces réalités troublantes, il est primordial de faire de notre lutte pour le climat une lutte antiraciste, décoloniale et de justice migratoire. Un monde carboneutre ne vaut rien s’il repose sur l’oppression.», défend Florence Lachapelle, militante de la CEVES à Montréal.

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Source :

  • Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MÉPACQ)

Le MÉPACQ est un mouvement national et multisectoriel qui travaille à la transformation sociale dans une perspective de justice sociale. Il regroupe 11 Tables régionales en éducation populaire autonome (ÉPA) qui regroupent 333 groupes populaires et communautaires autonomes.

  • Coalition étudiante pour un virage environnemental et social (CEVES)

Née de l’union de Pour le futur Mtl, Pour le futur Québec, du Devoir environnemental collectif et de La planète s’invite à l’Université, la CEVES est une coalition étudiante pan-québécoise qui se mobilise et milite pour la justice climatique.

 

Pour informations et demandes d’entrevue

Éliane Legault-Roy

Relationniste

Cell. : 514-692-4762

eliane@beteferoce.com

 

Lettre ouverte dans le cadre de la Journée internationale de la justice sociale

lundi 17 février 2020

Lettre ouverte dans le cadre de la Journée internationale de la justice sociale

Les changements climatiques nous touchent ici et maintenant.

À l’approche de la journée internationale de la justice sociale, le 20 février prochain, le Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MÉPACQ) réitère l’urgence d’agir contre les changements climatiques dans une perspective de justice sociale. La science est claire, notre planète se réchauffe à un rythme alarmant. Nous avons jusqu’à 2030 pour agir afin d’éviter des conséquences désastreuses pour les êtres humains et les écosystèmes. La transformation sociale que nécessite cette urgence climatique doit se faire avec, par et pour les groupes et les personnes de notre société.

Le MÉPACQ représente plus de 300 groupes pratiquant l’éducation comme moteur de transformation sociale répartis dans 11 Tables régionale à travers le Québec. Devant l’ampleur des défis qui s’annoncent, le MÉPACQ a fait de l’urgence climatique un de ses dossiers prioritaires. Depuis le 3 février jusqu’au 20 février, il diffuse une série de vignettes sous le thème : Les changements climatiques nous touchent ici et maintenant. De plus, il travaille depuis plusieurs mois à joindre sa voix à de nombreux groupes et collectifs citoyens qui tirent la sonnette d’alarme. Dans cette perspective, le MÉPACQ a créé plusieurs ateliers et outils de sensibilisation qui placent les groupes et les personnes qui sont en marges de notre société au centre des discussions.

Ne laissez personne de côté!

Ici et ailleurs, ce sont les plus vulnérables qui subissent davantage  les impacts des changements climatiques. L’augmentation de la fréquence des événements climatiques extrêmes provoque déjà des catastrophes ayant des effets sur la vie et l’environnement.
Il suffit de penser à la communauté de Tuktoyaktuk dans les Territoires du Nord-Ouest dont le village est sur le point de disparaître en raison d’une érosion massive. Il suffit de penser également aux personnes sinistrées de la tornade de 2018 à Gatineau, restées sans logis pendant des mois, et aux 70 personnes vulnérables décédées lors de la période de canicule qui a touché le Québec en 2018.

Les personnes les plus fragilisées de la société, qui fréquentent les organismes communautaires seront plus impactées car elles auront moins de possibilités de s’adapter aux changements climatiques  à venir (augmentation du prix des aliments, relocalisation des populations, températures extrêmes ayant des effets sur la santé, etc.) Réclamer une société plus juste pour toutes et pour tous va  de pair avec une mobilisation pour que les solutions à la crise climatique ne laissent personne de côté.

Une logique qui brime nos droits et détruit notre planète

En plus de créer des dégâts irréversibles sur l’environnement, le système actuel basé sur la productivité et la surconsommation crée des inégalités sociales et économiques qui ne profitent qu’aux plus riches. L’idée que nous pouvons poursuivre une croissance infinie sur une planète avec des ressources limitées, nous a amenés au seuil où le droit à la vie des personnes est en jeu. Il n’y a pas de planète B, et même si celle-ci existait, il serait fort à parier que seuls les plus riches de ce monde pourront se permettre un billet pour s’y rendre. Il est grand temps de renverser cette logique inégalitaire et mettre au cœur de nos sociétés le bien-être des communautés. Les droits de tout le monde à une vie digne sont plus fort que le droit à l’enrichissement de certains et certaines! Une transformation sociale est plus nécessaire que jamais!

Appel à l’action!

Plusieurs régions au Québec se mobilisent en vue de la journée internationale de la justice sociale sur le thème de l’urgence climatique. Assemblées publiques, actions dérangeantes, rassemblements, soirées d’échanges permettront aux communautés à travers le Québec de se saisir de cette question.

Le prochain rendez-vous est à l’initiative des jeunes du secondaire, CÉGEPS et universités, dorénavant rassemblés dans la Coalition étudiante pour un virage environnemental et social (CEVES). Ils organisent une semaine étudiante de la transition du 30 mars au 3 avril prochain. À cette occasion, la CEVES invite l’ensemble des mouvements sociaux à se joindre au point culminant de cette grève, le vendredi 3 avril.

Le MÉPACQ invite le mouvement de l’action communautaire autonome à participer à cette vague de mobilisations lors du 3 avril prochain, que ce soit par une journée de grève, des interruptions de la programmation ou des services habituels pour tenir un atelier sur l’urgence climatique, visiter leurs élus, participer à une manifestation, etc. Peu importe la forme que la contestation prendra, l’important est de s’approprier ensemble la lutte aux changements climatiques, puisque la crise climatique nous touche ici et maintenant!

Les organismes communautaires du Québec, qui travaillent pour la transformation sociale, sont parmi les mieux placées pour mettre en marche des mécanismes de sensibilisation, d’éducation et de résistance au sujet de l’urgence climatique.

 

Lettre ouverte : Contrer l’intolérance, refuser la violence

vendredi 7 mars 2014

Le Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec, le MÉPACQ, prend la parole aujourd’hui afin de dénoncer la montée de l’intolérance et la banalisation de comportements ouvertement sexistes, racistes et homophobes.

Le MÉPACQ, un des plus anciens regroupement d’organismes communautaires au Québec, représente plus de 300 groupes pratiquant l’éducation populaire partout au Québec. Il a jusqu’à maintenant choisi de ne pas commenter le contenu du projet de Charte des valeurs. Ce n’est d’ailleurs pas l’objet de cette lettre.

Il existe cependant des sujets sur lesquels nous ne pouvons pas nous taire. Depuis plusieurs mois, le projet de Charte des valeurs québécoises semble avoir participé à une progression de l’intolérance et de la violence. Cette dégradation du climat social est marquée par une augmentation d’incidents violents visant d’abord les femmes et les minorités sexuelles et ethniques.

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Bonne année

lundi 14 janvier 2013

Le MÉPACQ profite de ces veux pour souhaiter la bienvenue à Marie Pagès au sein de l’équipe!

 

Que 2013 soit une année remplie d’action collective, d’éducation populaire et de lutte pour une meilleure justice sociale.