Faites du bruit pour la défense collective des droits!

Action tintamarre des organismes communautaires de défense collective des droits qui réclament des engagements à long terme de la part du gouvernement

Québec, 3 juin 2015/ C’est aujourd’hui que les déléguées du Regroupement des organismes en défense collective des droits (RODCD) rencontrent les représentant-e-s du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale pour discuter de l’avenir des organismes oeuvrant à la défense collective des droits.

L’austérité budgétaire imposée par le gouvernement Couillard représente une menace majeure pour les droits et les conditions de vie et de travail d’une grande partie de la population. Plus les droits de la population sont attaqués et plus le travail des groupes qui défendent les droits devient important.  Toutefois, l’austérité représente aussi une menace bien réelle pour les organismes en défense collective des droits.

C’est dans ce contexte que le gouvernement libéral mettait fin, l’automne dernier, aux ententes triennales en vigueur depuis 2001 avec les organismes en défense collective des droits avec un financement de seulement 18 mois venant à échéance le 31 mars 2016.  À moins d’un an de l’échéance, les organismes n’ont aucune nouvelle quant aux intentions du gouvernement à leur égard et espèrent que leurs déléguées obtiendront non seulement des engagements à long terme pour assurer l’avenir du programme de financement de la défense collective des droits au Québec, mais aussi un rehaussement significatif de leurs subventions. Précisons que pour remplir pleinement leur mission, les organismes estiment avoir besoin d’un rehaussement de 40M$.

Mentionnons qu’avec un financement moyen de 56 000$ par année, les organismes de défense collective des droits sont actuellement parmi les groupes communautaires les moins bien financés. Ce sous-financement nuit à leurs actions à un moment où les écarts se creusent entre les riches et les pauvres et où les gouvernements coupent dans les programmes qui visent justement à redistribuer la richesse.

C’est suite à l’invitation du Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MÉPACQ) et des groupes en défense collective des droits de la région de Québec et Chaudière-Appalaches que des dizaines de groupes sont venus de plusieurs régions du Québec pour faire du bruit dans le cadre d’une action tintamarre visant à appuyer leurs représentantes devant les bureaux du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale à Québec. Par cette action, les groupes  expriment leur inquiétude, mais aussi leur volonté de se mobiliser et de passer collectivement à l’action pour obtenir le maintien de leur programme de financement, une meilleure reconnaissance du rôle important qu’ils jouent dans la société ainsi qu’un rehaussement significatif de leur financement.

La défense collective des droits est une approche d’intervention collective visant la pleine reconnaissance et la pleine application des droits de la personne. Il existe plus de 300 organismes en défense collective des droits au Québec. Par leur travail rigoureux d’analyse politique, d’éducation populaire, de mobilisation sociale et de représentation auprès des décideurs, ils contribuent à dénoncer et à mener des luttes en lien avec divers problèmes sociaux dont la violence faite aux femmes, la croissance des inégalités sociales, économiques et politiques, le racisme, le sexisme, le non-respect de l’environnement.

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Une action du Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MÉPACQ) et des groupes en défense collective des droits de la région de Québec et de Chaudière Appalaches. www.mepacq.qc.cawww.repac.org

 

 

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